Inédit de Pierre Bourdieu : cours sur l’Etat, Collège de France

La sortie de textes inédits de Pierre Bourdieu grand sociologue très influent dans les années 90  est un événement pour le monde intellectuel.

Le fondateur de la revue Actes de la recherche en sciences sociales est décédé en 2002. Pour la sortie des Cours sur l’État , données au Collège de France, aux éditions Seuil, le journal Le Monde a consacré pour l’occasion tout un dossier à l’œuvre du sociologue, et le magazine Sciences Humaines ressort son vieux hors-série dédié à Bourdieu.

Le sociologue s’est intéressé à l’exclusion, à la reproduction sociale, au champ politique, au journalisme, au système scolaire et à la culture. Il est également célèbre pour sa critique des médias. En outre, De la télévision  est l’ouvrage qui résume le mieux sa critique. Dans une perspective post-marxiste, Pierre Bourdieu y affirmait que la possibilité pour les journalistes de critiquer la réalité est réduite ou inexistante, car ces derniers sont prisonniers des contraintes de productions de l’entreprise de presse dans laquelle ils travaillent. « Qui paye commande » pourrait on dire. La volonté de la recherche de la vérité chez le journaliste s’effacerait derrière la démarche commerciale, selon Bourdieu.

Bourdieu était donc un universitaire de gauche, voire d’extrême-gauche selon certains qui l’accusent d’avoir formé une « critique totalitaire » de la société, comme Alain Finkielkraut (l’antithèse de Bourdieu, d’une certaine manière) notre philosophe ultra-conservateur national qui le formulait ainsi à l’époque.

Ils ont beau devenir universitaires, ils passent leur temps à se chamailler. Surtout dans les milieux où la reconnaissance sociale est très importante. Il faut bien avouer qu’ils sont adulés comme des Dieux, nos intellectuels Français comme Bourdieu ou Michel Foucault ou en encore Jean-Paul Sartre. Mais derrière les vaches sacrées se cachent des histoires plus simples.

Bourdieu était un acharné de travail avant tout. Né en 1930, issu d’un milieu modeste, il est repéré par son instituteur et intégrera grâce à lui une classe préparatoire littéraire. Cette première expérience loin de sa province natale sera à l’origine des Héritiers , un livre où il décortique, en compagnie d’un autre sociologue, Jean-Claude Passeron, les mécanismes de reproduction sociale et de domination qui existent à l’école.

Il intégrera par la suite l’École Normale Supérieure, et obtiendra l’agrégation de Philosophie. Jusqu’à la consécration intellectuelle : la chaire de sociologie au collège de France. L’ouvrage qui vient de sortir est une publication de ses cours sur l’État, donné au sein de cette institution prestigieuse.

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