Bret Easton Ellis : Zombies

57115245La jeunesse décadente de Los Angeles, à travers 13 chapitres écrits aux scalpels.

Bret Easton Ellis met en scène des personnages très superficiels, dépourvus de morale, de code de conduite. Ils sont des rocks stars drogués, des midinettes vénales ou des gamins à la dérive. Je n’étais pas vraiment emballé par les deux ou trois premiers chapitres du livre. On se demande où tout cela nous mènera, ce flot incessant de dialogues entre ces personnages paumés qui tournent autour des plans culs, des médicaments, de la (fausse) notoriété.

Le livre commence cependant à prendre une autre dimension à partir du chapitre 8, où une jeune fille, Anne, écrit des « Lettres de Los Angeles » à un ami, Sean. Correspondance très bien écrite, l’auteur nous offrant l’occasion de sonder ce qui se passe (ne se passe pas ?) dans l’esprit d’une jeune américaine. Puis les derniers chapitres montent de plusieurs degrés dans l’horreur et le sordide, la déchéance… avec histoires de vampires, de rapts, etc. Âmes sensibles s’abstenir ! Le livre devient parfois poignant. Jusqu’au dernier chapitre qui fonctionne comme un épilogue.

Difficile d’expliquer ce qui fait de Zombies un sacré bouquin. Peut-être, comme l’indique la quatrième de couverture du livre (édité chez 10/18) signée par Frédéric Beigbeder, que c’est « L’Amérique qu’il décrit ». Et que seul compte ce pouvoir descriptif, celui de peindre remarquablement la dégénérescence de la côte ouest américaine…

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