Playdoyer pour la liberté

9782707142160Libres enfants de Summerhill, ou l’histoire vraie d’une école anglaise dont le principe pédagogique est le droit de l’enfant à grandir dans la liberté (totale).

Libres enfants de Summerhill est ma dernière lecture marquante en date. Mélange de récit sociologique, d’étude psychanalytique de l’enfance et véritable témoignage de l’expérience que représente Summerhill… Cet ouvrage d’Alexander S. Neill retrace le fonctionnement et le déroulement de la vie en collectivité des nombreux enfants « scolarisés » a Summerhill entre 1921 et les années 70.

A Sumerhill les enfants choisissent les cours auxquels ils assistent et sont totalement libres de ne pas s’y rendre. Ils vivent comme ils le désirent, se vêtissent comme ils le souhaitent, et sont libres de passer leur temps à l’atelier ou à l’extérieur plutôt qu’à étudier. Certains passent même des années à flâner à Summerhill. C’est simple. Ils y vivent en totale liberté.

Démocratie participative

A Summerhill, toutes les règles sont votées par une assemblée hebdomadaire, regroupant tous les enfants et le personnel de l’école ainsi que le « directeur » Alexander S. Neill. Chaque voix à la même valeur. Ce sont les enfants qui décident du fonctionnement de leur école et de ses sanctions.

De l’amende pour vol à l’assignation à résidence dans son lit lorsque tous ses petits camarades sont au cinéma, chaque règle de fonctionnement est votée par l’assemblée.

La pédagogie de Neill a souvent été critiquée comme étant anarchiste et anti-système. Lui s’en défend, et s’amuse à déconstruire toutes les obligations que les adultes font peser sur les enfants à travers leurs perspectives obsédées par la réussite matérielle. Obligations reflétant selon Neill le « haut degré de hiérarchisation de la société bureaucratique moderne »

Ainsi, Neill postule le droit de l’enfant humain de grandir sans aucune contrainte imposée par les parents, trop soucieux d’intégrer leurs progéniture dans des catégories bien définies.

Neill fait le pari qu’un enfant qui jouit d’une liberté absolue et a qui l’on offre la possibilité de satisfaire son égoïsme infantile deviendra un adulte bien plus heureux et prêt à affronter la vie telle qu’elle se présente.

Le texte est agréable à lire. L’on piochera à sa guise parmi les différents chapitres traitant de « l’anxiété parentale » de « la masturbation » en passant par la « comparaison du système de Summerhill avec le système traditionnel ».

Alexander S. Neill raconte avec nonchalance et non sans un humour qui lui est propre ce qu’il se trame à Summerhill. Des enfants qui lui chipent ses outils, à ceux qui l’empêchent de travailler car ils jouent au foot sous son bureau… ou encore des clous plantés dans son piano par de petits espiègles. Petits espiègles dont certains deviendront ingénieurs ou médecins.

On aurait probablement tous aimé être des « Libres enfants de Summerhill ». Ce livre essai-témoignage nous permet de nous rattraper et peut-être de s’inspirer pour la futur éducation de nos propres enfants.

Summerhill accueille toujours des pensionnaires.

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