Bosque : 1275 âmes

ImageA lire initialement sur le site de la librairie L’atinoir

Édité chez L’atinoir, Bosque est le deuxième volet d’une histoire se déroulant dans ce village isolé d’Argentine.

Extrait de la présentation de l’éditeur :   » Quatre malfrats ont voulu dévaliser la banque de Bosque. L’équipée a mal tourné et tous ont été
massacrés par les habitants. Muto, un homme solitaire, vient de découvrir que l’un d’eux était l’amant de sa femme. Il veut connaître cette petite ville perdue dans la province de Buenos Aires. »

Écrit par Antonio Dal-Masetto, et faisant suite aux Noces du fou (Seuil), Bosque révèle à son lecteur une intrigue sans faille, portée par une narration millimétrée, se situant entre enquête policière et sociologie. Tout en constituant une critique à peine voilé du pouvoir et des apparences.

On prend véritablement du plaisir à découvrir au fil de la lecture, les liens, les us et coutumes qui régissent la vie du village de Bosque. On découvrira qui commande, qui est un exécutant, qui trompe qui, qui ne se doute de rien et qui manigance un plan pour rouler tout le monde. A Bosque, on navigue entre un notable et un fou, entre une employée docile et l’ambitieux local. Un inquiétant Landerneau en somme, où le nouveau venu est amené malgré lui – ou bien volontairement ? – à perturber l’équilibre de ce petit milieu.

Antonio Dal-Masetto, auteur argentin de roman noir.

Muto, le personnage principal, se découvre un lien avec un ancien braqueur raté de la banque de Bosque, et se décide donc à venir fouiner dans cette petite ville. Pourquoi fait-il cela ? Il ne le sait pas très bien lui-même. A moins qu’il se dissimule ses propres ambitions et cherche à tromper son monde, lecteur compris.

Rien ne semble fixé à l’avance dans ce roman, et chaque phrase, chaque paragraphe ouvre un peu plus l’intrigue sur un versant qui surprend à chaque fois le lecteur. Le personnage vit, évolue, rien n’est prévisible, les personnages semblent livrés à eux-mêmes, autonomes et vivant, en proie avec leurs forces et leur faiblesses.

Lire Bosque, c’est entrer dans la psychologie collective d’un univers social dont on ne connaît rien, et dont on découvre peu à peu, tous les mécanismes… à ses risques et périls.

G.A.

Les Noces du Fou (Seuil), premier volet de l’histoire de Bosque.

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